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caroline bernard

Caroline Bernard

cv

Site internet : www.lilirangelechat.com

Caroline Bernard est une artiste spécialisée dans les nouveaux médias, plus particulièrement dans la vidéo interactive. Elle s'intéresse aux nouvelles formes d'écriture et de cinéma engendrées par l'essor de la téléphonie mobile et de la vidéo partagée. Elle a notamment recours à des outils contemporains de capture d'images, comme les webcams dans l'espace urbain ou le GPS, pour produire des formes filmiques mobiles et cartographiques. Elle est cofondatrice du collectif Lili range le chat.

Professeure à l'École de photographie de Vevey en Suisse, elle a travaillé pendant neuf ans pour la Haute école d'art et de design de Genève (HEAD), notamment en tant que collaboratrice scientifique. Elle a été responsable de la recherche et a développé dans ce cadre des prototypes de vidéos interactives pour le laboratoire Les formes de l'interactivité. Elle codirige également un travail de recherche sur les nouvelles formes de parole citoyenne dans le cadre de l'association genevoise Chemins de traverse. Elle poursuit actuellement un doctorat à l'université Paris 8, portant sur la continuité filmique et sur les modèles de représentation du temps dans l'art actuel.

Depuis 2008, elle mène le projet Migrateurs en collaboration avec Damien Guichard, co-fondateur du collectif Lili range le chat, et avec l'artiste japonaise Michiko Tsuda. Ce projet, qui a été diffusé à travers le monde (France, Suisse, Irlande, Japon, Indonésie, Brésil), développe des jeux hybrides et polymorphes fondés sur des échanges filmiques. Par exemple, dans Rio de Janeiro - Sao Paulo, One Single Image, un ruban filmique imprimé qui se déploie sur des dizaines de mètres montre le travelling réalisé en voiture entre les deux villes brésiliennes séparées par 550 kilomètres.

En 2012, Caroline Bernard a publié Six semaines de parallèles confondues (chez Art&Fictions). Pendant trente jours, elle a prélevé les traces de ses allers-retours entre son domicile et un centre de radiothérapie, instaurant un rassurant protocole de répétition : les textes, les photographies, les enregistrements de toutes les machines embarquées dans les taxis qui la transportent constituent une cartographie minutieuse du territoire qui devient une métaphore du corps topographié pour les besoins du traitement.