L’observation attentive et critique de ce qui fait image dans notre quotidien est le point de départ de tous les projets de Gwenaël Bélanger. Sa démarche, qui se caractérise avant tout par une attitude de « bricoleur », consiste à jouer avec les limites de la perception que nous avons du réel et de ses zones grises. À travers des procédés graphiques et photographiques, il exploite l’interaction entre ce que nous voyons, ce que nous imaginons et ce dont nous nous souvenons. Il utilise toutes sortes de stratégies visuelles visant à créer des glissements de perception et à mettre en place des machinations du regard. Ce sont les prémices d’un espace de création, d’un chantier, où vont s’opérer des constructions, des manipulations et des transformations en jouant de manière fallacieuse avec les codes du langage des médias. Bélanger questionne le statut de l’image, sa production, sa transmission et sa réception, afin de mettre à l’épreuve ce que l’on voit et perçoit.
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