• Atelier de peinture

Sylvie Readman

  • Partitions (polyptyque) 2006, épreuves à jet d’encre, 2,40 X 7,65m Présentée au Centre Expression
    Partitions (polyptyque) 2006, épreuves à jet d’encre, 2,40 X 7,65m Présentée au Centre Expression

L’ensemble de mon travail de création se caractérise par une approche réflexive centrée autour de la temporalité de l’image photographique et de sa matérialité.  Cette recherche soutenue m’a amenée au fil du temps à développer une plasticité de la matière photographique qui confère à l’image une qualité singulière de présence.

À travers cette activité de recherche, l’ensemble des stratégies et des moyens plastiques qui sont mis œuvre s’applique à rendre visibles les traces de la genèse de l’image.  Dans une perspective plus large, cette recherche, qui ouvre sur une typologie des espaces périurbains, cherche à donner forme à un ensemble de représentations symboliques de ces lieux de transition inaperçus qui structurent notre existence.

En lien avec le développement de mes recherches photographiques, j’ai développé une approche interdisciplinaire des médiums photo et vidéo qui porte sur la résonnance du temps.  Mes œuvres vidéo de courte durée explorent, d’une manière qui leur est spécifique, une notion élargie de « hors-champ » se rattachant au contexte général des œuvres photographiques.  Du temps suspendu et de l’espace circonscrit des images fixes, les brèves échappées discursives (vidéographiques) s’élaborent ainsi autour de notions événementielles, sociales et parfois historiques.

Professeure

Photo de Sylvie Readman
Téléphone : (514) 987-3000 poste 5659
Local : J-4135
Langues : Français, Anglais
Liens d'intérêt
Informations générales

Unités de recherche

  • Centre interuniversitaire des arts médiatiques Hexagram-CIAM
  • Institut de recherche/création en arts et technologies médiatiques (Hexagram)

Projets de recherche en cours

  • Disparaître (titre provisioire)

    Depuis quelques années, je travaille sur le développement d'un projet de création centré autour de questions relatives à la temporalité de l'image photographique, pensée en lien avec l'exploration de lieux porteurs d'une certaine sédimentation historique. Ce projet s'est principalement élaboré à partir du site historique de l'ancienne base militaire à St-Hubert, lieu que j'avais repéré quelques années auparavant dans le contexte de travaux antérieurs. Sur un plan événementiel, le territoire occupé par la base militaire de St-Hubert s'est révélé être un lieu étonnant de convergences historiques. Le premier et dernier vol du dirigeable R-100, en provenance le Londres, se pose le 1er août 1930 à l'aéroport militaire de St-Hubert. À la suite du déclenchement de la deuxième guerre mondiale, la base militaire devient ensuite un important camp d'entrainement aérien visant à former des pilotes en conformité avec le Plan d'entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB). Au terme de ce conflit mondial, débute l'affrontement idéologique entre les blocs Est-Ouest. Pendant la Guerre froide, la base militaire poursuit ses activités d'entraînement et développe sur le site des infrastructures semblables à celles d'un véritable village. Seront ainsi érigés: deux églises, l'une catholique, l'autre protestante, un hôpital, un centre dentaire, des gymnases, des écoles, des piscines, des maisons et logements militaires, etc. Deux décennies plus tard, soit le 17 octobre 1970, on retrouve à proximité de l'aéroport le corps du ministre Pierre Laporte dans le coffre d'une Chevrolet Biscayne immatriculée J9-2430. A la surprise générale, on découvre qu'à quelques rues du Quartier Général, Pierre Laporte avait été séquestré par ses quatre ravisseurs felquistes, au 5630 de la rue Armstrong. En 1995, le gouvernement fédéral annonce par décret ministériel le démantèlement de la base militaire de St-Hubert et la relocalisation de la plupart des escadrons en place vers des bases ontariennes. Depuis près de vingt ans, ce vaste périmètre constitué de bâtiments et de services, était demeuré à l'abandon. Attirée par les divers marquages temporels et la cristallisation des lieux, je me suis mise à fréquenter régulièrement ce territoire déserté, véritable village marginalisé/ stigmatisé situé au centre d'un arrondissement de la rive sud. Érigé dans l'esprit du fonctionnalisme d'après-guerre, l'ensemble de ces bâtiments témoignait encore d'une certaine unité au plan architectural. Au travers de leur typologie où la diversité des fonctions et services demeurent décelables, émergeait cette idée toujours présente d'une communauté, qui ne cessait de m'intriguer. Pour réaliser la première partie de ce projet, j'ai choisi de travailler avec une caméra numérique à très haute définition qui permettait de capter une infinité de détails tout en produisant des effets d'à-plats singuliers. Cette préoccupation pour la plasticité de l'image s'est également développée à la prise de vue en privilégiant une systématisation des cadrages frontaux qui permettait à la fois d'unifier le phrasé photographique et d'instaurer un principe de nomenclature des fonctions architecturales. En dernier lieu, cette recherche de plasticité s'est également manifestée dans le choix particulier du traitement couleur des fichiers numériques qui m'a amenée à privilégier des effets de désaturation des images s'appliquant à évoquer de manière signifiante la disparition prochaine de leur référent, ainsi qu'à utiliser le traitement négatif afin de « déréaliser » les bâtiments aujourd'hui disparus. La deuxième partie de ce projet m'amène actuellement à réaliser une ¿uvre vidéo à travers laquelle il s'agit d'ouvrir, à partir du présent, une brèche temporelle afin de témoigner de l'enchevêtrement étonnant des évènements historiques qui se sont succédés.

Partenaires (organismes, entreprises)

  • Galerie Laroche et Joncas
Enseignement

Directions de thèses et mémoires

Mémoires

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Partie intégrante de la Faculté des arts de l’UQAM, qui regroupe les études en musique, danse, théâtre, design, littérature et histoire de l’art, l’École des arts visuels et médiatiques s’est donné le mandat de renouveler et de transmettre, au sein de la société québécoise, la vitalité des savoirs émergents de la pratique de l’art et de la pensée sur l’art.

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