• Laboratoire de l'image imprimée

Chargés de cours

Exposition – Habiter la fenêtre

Habiter la fenêtre
Mélanie Désourdy, chargée de cours à l’ÉAVM
Du 8 juillet au 3 août 2021

CCGV – Centre culturel Georges-Vanier

Vernissage: le 8 juillet, de 18h à 20h 
Afin de respecter les mesures sanitaires, le vernissage aura lieu à l’extérieur devant le CCGV et les visiteurs pourront admirer l’installation de Mélanie Désourdy un maximum 5 personnes à la fois.

Présence de l’artiste: le 11 juillet, de midi à 17h
Venez rencontrer Mélanie Désourdy, lui poser vos questions et en apprendre plus sur sa pratique artistique.   

Printemps 2020,
Confinée,
Emmurée,
Mais pas tout à fait étouffée. 
 
Mon intérieur intime guette cet extérieur, désormais inquiétant, par une constante : la fenêtre de mon habitat. 
 
La quête de la lumière, la recherche du monde extérieur, le dialogue avec mon autre se résument alors par le déplacement du regard vers mon seul repère : les ouvertures vitrées.

 
Dans le cadre de cette installation in situ, par l’entremise de la tapisserie de carton, c’est la lumière qui devient centrale. La fenêtre, désormais habitée par les tableaux-rideaux, tableaux-vitraux, est à la fois cachée et mise en valeur. Les tableaux dialoguent avec le lieu, avec la lumière à la fois extérieure et intérieure. 

La fenêtre n’est plus cet espace anodin, c’est un quotidien revisité et recomposé par les passants, le mouvement, le jour, la nuit et de toutes les nuances de l’ombre et de la pénombre.
 
Les œuvres présentées sont en changement perpétuel en fonction des caprices du soleil et des variations lumineuses. La transfiguration est constante, le jeu permanent, la surprise instantanée !

Mélanie Désourdy

Artiste originaire de l’Estrie, Mélanie Désourdy pratique la peinture et le photomontage depuis vingt ans et plus récemment l’installation. L’accumulation de tableaux modulables devient, pour l’artiste, un prétexte au plaisir du jeu. Entre la miniature, qui force au rapprochement intime, le monumental qui permet d’appréhender les éléments dans leur ensemble et le travail in situ qui dialogue avec le lieu, l’artiste traite avant tout du pictural.

L’artiste détient une Maîtrise en arts visuels et médiatiques, volet création (UQÀM, 2019), un Baccalauréat en arts visuels (UQÀM, 2009), ainsi qu’un Baccalauréat en enseignement des arts plastiques de l’École des arts visuels de l’Université Laval (1998). L’artiste travaille et vit à Montréal.

https://www.ccgv.ca/formation/exposition-du-8-juillet-au-3-juillet-2021/

FRÉDÉRIQUE ULMAN-GAGNÉ | « BABA : PREMIER DIALOGUE »

Frédérique Ulman-Gagné 

Baba : premier dialogue

6 mai – 12 juin 2021

Occurence

Vernissage : afin de respecter les mesures sanitaires actuellement en vigueur, les vernissages sont malheureusement annulés pour l’instant.

La dernière décennie de notre Baba se sera tragiquement déroulée dans une seule pièce, celle d’un CHSLD de Montréal où tranquillement elle aura sombré dans la démence pour nous quitter graduellement, puis définitivement. Ce long séjour aura été marqué entre autres par la création d’une série d’oiseaux que Baba dessinait tous les jours dans des cahiers et sur des napperons. Dans cette petite pièce, nous avons écouté ma famille et moi, des extraits de récits confus dans lesquels s’entremêlent des souvenirs réels ainsi que des éléments plus fictifs, différents lieux et objets, plusieurs langues et toujours des oiseaux en fuite. Ces histoires parfois ludiques, confuses, tragiques, sensibles, historiques et poétiques de notre Baba sont à l’origine de mes plus récentes recherches en peinture et j’en présente ici un premier volet que j’ai imaginé comme un dialogue avec Baba.

Avec cette nouvelle installation de tableaux, je cherche une formule me permettant de superposer plusieurs espaces réels ou imaginés en créant une association poétique entre différents lieux intérieurs et extérieurs, une rencontre entre des espaces observés ou mnémoniques. Ces juxtapositions présenteront des banalités quotidiennes  ainsi que des événements historiques dans une énumération de lieux et d’objets retirés de leur contexte, sans hiérarchie, succombant ainsi à l’image d’une accumulation émotive d’informations confuses et assemblées.

BIOGRAPHIE

Frédérique Ulman-Gagné est née en 1982 à Montréal où elle vit et travaille. Elle est diplômée de l’Université Concordia (2007) et détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (2010). Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives à Montréal notamment à la Galerie Les Territoires (2012), à La Centrale galerie Powerhouse (2013), à la galerie Dominique Bouffard (2016), à la galerie McClure (2017), chez McBride Contemporain (2020) et dans plusieurs maisons de la culture. L’artiste a aussi présenté son travail à Trois-Rivières à l’atelier Presse-Papier (2019), en France à la galerie RDV de Nantes (2014), en Islande à la SIM Gallery (2013) et À Brooklyn à la gallerie de la NARS Foundation. Elle a réalisé plusieurs résidences à Reykjavik à la Samband Islenska myndlistarmanna (2013), à St-Jean-Port-Joli au centre Est-Nord-Est (2014), à Brooklyn à la NARS Foundation (2018) et au Vermont Studio Center (2019). Ses projets ont été soutenus par plusieurs bourses des conseils des arts québécois et canadien. Ses tableaux font partie de plusieurs collections privées.

frederique-ulman-gagne.com

Anne-C. Thibault

Téléphone : (514) 987-3000 #, poste 4115
Bureau : J-4075
thibault.anne-c@uqam.ca
CV

Les images peintes ou photographiées par les artistes de différentes époques sont des représentations d’une construction du monde, des points de vue, qui coïncident avec le contexte historique et social dont elles sont issues. En utilisant certains éléments de ces représentations pour les réintroduire dans des espaces fictifs, la peinture d’Anne Thibault pointe à la fois la pérennité des questionnements du genre humain relatifs à son inscription dans le monde et l’histoire de leurs représentations. Dans cette optique, la peinture demeure un mode de connaissance, connaissance traversant l’individu, le modelant et lui offrant l’opportunité d’engager un dialogue avec l’autre.

« D’un côté, une peinture narrative rendue selon les règles d’un art classique. Une figuration dont le sens côtoie l’allégorie. De l’autre, une peinture citation sur le mode de la copie. […] La peinture d’Anne Thibault n’est pas innocente, elle est stratégique et théorique dans ce qu’elle démontre par rapport à la nécessité de s’investir comme spectateur lorsque l’on regarde une oeuvre. [Elle] met en scène des univers qui prennent vie dans le processus d’interpellation de chaque spectateur. En ce sens, toute interprétation est unique et partielle. Tout ne sera jamais dit. »

Manon Blanchette, revue Protée, « faire, voir, dire », vol 26, no 2, automne 1998

Dominique Sarrazin

Téléphone : (514) 987-3000, poste 4115
Local : J-4075
Courriel : sarrazin.dominique@uqam.ca
CV

Dominique Sarrazin détient une maîtrise en création de l’UQAM et un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia. Elle a réalisé une vingtaine d’exposition solo au Québec et en Ontario depuis 1985 et a participé à de nombreuses expositions de groupe au Canada et à l’étranger. Le chemin de l’expression abstraite, ouvert et intuitif s’est toujours imposé dans son travail de peinture essentiellement. L’emploi spécifique de collages et de matières diverses détournées ou réinvesties par le langage de la couleur, lui servent à installer le regard dans une réalité étrangement reconnaissable, parfois à la limite de la nomination pour la contredire aussitôt par la présence tangible et ambiguë de ces mêmes accumulations de surface. L’enjeu de son travail sera d’introduire le spectateur dans sa propre hypothèse. On retrouve ses œuvres dans de nombreuses collections publiques et privées au Québec et en Ontario. Elle est représentée par la galerie Orange à Montréal, et par la galerie St-Laurent + Hill à Ottawa.

Laurent Pilon

Téléphone : (514) 987-3000, poste 4115
Local : J-4075
pilon.laurent@uqam.ca
Site internet : laurentpilon.ca
CV

« La résine est l’auteur et le protagoniste de sa tragédie fossile, on ne fait que la mettre en scène. Mais on ne déterre pas sans risque les restes du vivant. Faut-il les rendre à leur gangue géologique en les médusant, en imprégner d’autres vestiges corporels, réparer l’outrage par crémation, engourdir la désacralisation en mimant le corps vivant ? Faut-il confronter cette substance en prédation à d’autres forces tout aussi prédatrices, ou encore faut-il acquiescer à une impuissance de colliger artifice et vérité ? Acquiescer, sous couvert de plasmaticité heureuse, à une propagation évasive, naturelle ou « neutre » de l’événement matériel ?

À côtoyer de si près le résidu cadavérique, les gestes se ritualisent, les rituels se font et se défont en une archéologie de manières qui joint notre actualité. La résine est une interminable rêverie diurne, qui ne pourra être appréhendée ou respectée qu’avec un profond sentiment d’arbitraire ; chemins d’ombre, gestes brusques, distorsions, compromis et conciliations sous marge temporelle, anomalies qui n’en seront jamais vraiment. Verser sa pratique dans le marais résineux colporte l’insistance d’une vélocité mortelle, de celles qui nous font perdre visages et pensées dans un flux de perpétuité. ».

Laurent Pilon, extrait de l’ouvrage Résine et complexité matérielle, pages 305 et 306, 2013.

Segment d’origine  (Jaroslav Hirniak)

Le Poney de Byzance (Guy L’heureux)

Les Danseurs (Paul Litherland)

Le cri muet de la matière (Richard-Max Tremblay)


Couverture (Conception : Michèle Blondeau, Photographie : Laurent Pilon)

Couverture (Conception : Michèle Blondeau, Photographie : Laurent Pilon)

Josée Pellerin

Téléphone : (514) 987-3000, poste 4115
Télécopieur : (514) 987-4047
Local : J-4075
pellerin.josee@uqam.ca
Site internet : joseepellerin.com
CV

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en arts médiatiques, Josée Pellerin développe une pratique alliant l’image dessinée, peinte, photographique et vidéographique. C’est à travers des configurations où diverses temporalités se matérialisent que cette recherche fonctionne sur le mode de la superposition : celui du chevauchement de couches distinctes définissant la composition formelle des œuvres et celui d’une imagerie qui rapproche des éléments documentaires à des réalités fictionnelles. Plus récemment, elle explore les conventions inhérentes à la photographie en reconsidérant celle-ci comme un objet en construction. C’est en altérant sensiblement l’impression papier photographique que ces manipulations remettent en cause le processus interne de fabrication, favorisent l’accidentel et lui permettent de perturber le temps photographique. L’ensemble des déplacements entre ces avenues, favorise un langage hybride où cette modalité bricolée s’impose davantage comme matière première. En la travestissant considérablement, il lui importe de faire ressortir la nature multiple de la photographie et ainsi lui forger une « aura » singulière.

Lise Nantel

Téléphone : (514) 987-3000, poste 4115
Local : J-4075
nantel.lise@uqam.ca
CV

Le travail de Lise Nantel puise dans les matériaux du quotidien et vise à reconnaître et réintégrer des savoirs liés autant au travail domestique qu’à l’horticulture, à l’ethnologie ou à l’art. Sa volonté de diversifier les champs d’intervention de l’art a inspiré la création et la diffusion d’œuvres, souvent éphémères, dans des contextes non traditionnels : recherches et publications sur l’art populaire ; recours aux textiles comme sources de savoirs et de faire, création d’éléments visuels pour des manifestations politiques, aménagements de lieux de recueillement, fondation d’une maison d’édition féministe, etc.

Jean Marois

Bureau : J-4075
Téléphone : 514-987-3000 #4115
Courriel : marois.jean@uqam.ca
CV

Pourquoi ces images ?
Techniquement et plastiquement, cela se présente ainsi : dans un premier temps, Jean Marois crée des collages de petit format à partir de documents visuels qu’il a accumulés au fil des années. Tous ces « résidus » d’archives – croquis, photographies, cartes postales, dessins, tableaux – reviennent de manière récurrente dans ses travaux, constituant ainsi une sorte de bagage mémoriel. Ces matériaux recyclés sont retravaillés, réinterprétés et réagencés dans un ordre ou dans un désordre nouveau sur le mode du collage. Ils constituent une banque de figures qui seront ultérieurement peintes, dessinées ou collées sur divers supports : chemises de classement, carton et papier récupérés, photographies. Il lui arrive par exemple de photocopier un de ses dessins ou des photos d’anciens tableaux, puis d’intervenir sur cette photocopie pour produire une nouvelle image. Cette succession d’opérations mène à la réalisation d’une maquette finale qui sera numérisée puis imprimée numériquement en grand format. Il plonge dans la mémoire comme on plonge dans sa propre vie sous l’impulsion d’une urgence. Comment construire sa vie pour qu’elle ne tombe pas tout simplement en pièces ? En mordant dans un os. Cet os, dans son cas, c’est l’art.

Cavalier et cheval blanc (2009)
109 x 109 cm

Le cavalier rouge 2 (2009)
112 x 133 cm

Le quatuor (2009)
110 x 183 cm

Boat house et turbulence (2009)
112 x 153 cm

Rue Lafrance (2007)
97 x 229 cm

Yves Louis-Seize

Téléphone : (514) 987-3000, poste 4115
Local : J-4075
louis-seize.yves@uqam.ca
Site internet : yves-louis-seize.qc.ca
CV

La démarche artistique actuelle de Yves Louis-Seize porte sur la rencontre exploratoire du bidimensionnel et du tridimensionnel. Il réalise des œuvres murales faites d’acier découpé au plasma. Il y utilise les espaces négatifs dans lesquels il insère des objets façonnés.

Photo : Guy L’Heureux

Photo : Guy L’Heureux

Photo : Guy Samson

Lisette Lemieux

Téléphone : (514) 987-3000, poste 4115
Télécopieur : (514) 987-4047
Local : J-4075
lemieux.lisette@uqam.ca

Lisette Lemieux tente de combler l’hiatus entre l’universel et le singulier par la réappropiation de matières et d’objets dont elle tente de faire émerger la noblesse. Les grands phénomènes régissant le fonctionnement universel; le temps, les grandes divisions de l’univers, les rituels et les aphorismes conditionnant les gestes humains sont au cœur de sa réflexion.

L’École des arts visuels et médiatiques

Partie intégrante de la Faculté des arts de l’UQAM, qui regroupe les études en musique, danse, théâtre, design, littérature et histoire de l’art, l’École des arts visuels et médiatiques s’est donné le mandat de renouveler et de transmettre, au sein de la société québécoise, la vitalité des savoirs émergents de la pratique de l’art et de la pensée sur l’art.

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